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Résumé :
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Cet ouvrage suit l'histoire du mariage, de l'Antiquité au concile de Trente. Son axe central est constitué par le rapport entre les institutions matrimoniales des cultures rencontrées et l'émergence, puis l'institution du sacrement de mariage.
Les communautés chrétiennes d'abord, l'Église d'Occident ensuite, ont situé et défini l'état conjugal dans le cadre d'instutions qu'elles ont rencontrées et homologuées dans l'histoire : dans le judaïsme, puis en Grèce et à Rome, enfin dans le monde germanique des Barbares. Parallèlement, surtout par le biais de la liturgie, la signification chrétienne, liée au symbolisme nuptial développé par la Bible et par les Pères, s'est bien dégagée. Ce n'est qu'au XIIe siècle que la qualité de sacrement fut imputée au mariage des chrétiens, ce qui marqua le terme et la consécration d'un important processus. Le mariage avait dès lors sa place dans le système politico-religieux qu'était la chrétienté. Les réformes remettront tout en cause au VIe siècle, niant toute vertu sacramentelle du mariage : d'où les rappels doctrinaux du concile de Trente.
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