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Résumé :
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Les récits oraux traditionnels passent souvent pour conservateurs par nature, puisqu'ils prétendent exposer l'origine des institutions et justifier les normes d'une société. Mais les contes savent aussi nous révéler les failles de ces valeurs si constamment mises en avant. On sera peut-être étonné de rencontrer dans nos contes, je ne dirais pas une critique, mais au moins l'expression d'un doute sur ces "valeurs de la parenté", ce 'fihavanaña', que si souvent les Malgaches idéalisent, comme si par elles-mêmes elles suffisaient à assurer un déroulement pleinement harmonieux de l'existence. L'amour du merveilleux, mais aussi de l'inattendu et même du paradoxe, permet, au conte des remises en causes discrètes mais efficaces. Le conte, sous des apparences innocentes, donne à méditer, et peut-être à réviser les fondements de l'éthique coutumière : le mariage, l'autorité des pères-et-mères, l'équilibre des droits et devoirs entre famille paternelle et famille maternelle. [Quatrième de couverture]
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