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Résumé :
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La Réunion dispose de vastes espaces montagneux enclavés. Laissés à l 'écart, ils furent longtemps perçus de manière négative: marges intérieures, espaces de misère économique et sociale. Ces dernières décennies, le développement des activités de randonnée (lato sensu), dans des paysages spectaculaires, uniques au monde, classés au patrimoine mondial de l'Unesco, parachève une forme d'intégration de ces territoires. Le développement local s'appuie sur un mode de vie et de production jouant sur divers registres: aides financières diverses, polyculture et petit élevage dans le « défriché vivrier » ne suffisent plus à satisfaire les besoins croissants des habitants et des visiteurs. Leur nombre semble s'accroître et, si leur présence contribue fortement à « revitaliser » le cirque, des effets induits et pervers se font jour. Risquent-ils de conduire à des restrictions réglementaires que les Mafatais refusent par avance: les limites de ce développement seraient-elles en voie d'être déjà atteintes?
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