|
Résumé :
|
Certains auteurs affirment que l'Imerina avait une chance de connaître un essor industriel au XIXe siècle. Certains suggèrent même qu’elle a effectivement connu un développement économique grâce à la technologie apportée par les missionnaires LMS. Il est vrai que, dès 1822, les artisans-missionnaires avaient été très actifs. Mais, en raison des conditions défavorables, ils n’ont pas réussi à entreprendre le moindre pas vers l’industrialisation. Leur influence ne pouvait se faire sentir que dans un seul domaine ; celui de l'artisanat raffiné. De même, ce que produisait le complexe sidérurgique que Jean Laborde entendait créer à Mantasoa, à grand renfort de travail forcé, s'apparentait plutôt à de l'archéologie industrielle. Tandis que les Anglo-Saxons inondaient les marchés des Central Highlands de leurs tissus en coton, les doctrinaires du LMS se réfugiaient dans un monde imaginaire. Ils prédisaient une modernisation de l’Imerina comparable à celle de l’Angleterre dans un avenir proche. Ce faisant, ils ont entretenu une confusion permanente entre la culture, domaine dans lequel ils ont obtenu un succès indéniable, et le développement, objectif qui reste encore aujourd'hui inaccessible.
|